
PGSSE : passer de la contrainte réglementaire à l’action utile
Le Plan de Gestion de la Sécurité Sanitaire des Eaux (PGSSE) est devenu un levier central pour sécuriser durablement les services d’eau. Au-delà de la conformité réglementaire, l’enjeu est de structurer des décisions techniques robustes, réalistes et priorisées.
Sur le terrain, les équipes font face à des contraintes simultanées : qualité de ressource plus instable, exigences réglementaires accrues, contraintes budgétaires, et pression opérationnelle quotidienne. Sans méthode claire, les actions s’empilent sans hiérarchie, ce qui ralentit les résultats.
Une démarche PGSSE efficace repose sur 5 étapes :
- Diagnostic initial : cartographier les points sensibles de la ressource, des ouvrages et de l’exploitation.
- Analyse de risques : qualifier la gravité, la probabilité et la maîtrise actuelle de chaque risque.
- Plan d’actions : prioriser les mesures préventives et correctives avec calendrier et responsables.
- Suivi de performance : piloter avec des indicateurs simples et exploitables.
- Amélioration continue : adapter la stratégie selon les retours terrain et l’évolution réglementaire.
Résultats attendus :
- une meilleure lisibilité des priorités techniques ;
- des arbitrages budgétaires plus cohérents ;
- une réduction des vulnérabilités critiques ;
- une gouvernance plus sereine entre exploitation, maîtrise d’ouvrage et décideurs.
Le PGSSE devient alors un outil d’anticipation, et non une simple obligation documentaire. C’est ce changement d’approche qui permet de passer de la réaction à la maîtrise durable des risques.
Source : contenu éditorial OSûre, basé sur les prises de parole LinkedIn de Géraud Gamby.
